Tour du lac d’Annecy à vélo : distance, parcours, difficultés, meilleures pauses
Introduction
S’il y a une sortie qui met tout le monde d’accord à Annecy, c’est bien le tour du lac à vélo. On a le décor “Alpes + eau turquoise”, des villages où s’arrêter quand on en a envie, et surtout une grande portion très confortable sur la rive ouest. Le piège, c’est de croire que c’est une simple promenade sans contraintes : il y a une ou deux zones où il faut être vigilant, un petit passage de relief qui surprend les jambes “du dimanche”, et une fréquentation énorme dès que les beaux jours arrivent.
L’objectif ici, c’est de te donner un guide vraiment actionnable : la distance, le meilleur sens selon ton niveau, les difficultés à anticiper, et les pauses qui valent le stop (baignade, points de vue, eau, toilettes).
L’essentiel en 30 secondes
Le tour complet fait environ 40 km. Selon ton parcours exact et ton compteur, tu verras souvent un dénivelé cumulé entre ~200 et 300 m : la différence vient des variantes et des micro-détours (ou du GPS).
Côté timing, il y a deux réalités : le temps “pédalage” et le temps “vraie vie”. Un cycliste à l’aise peut boucler la boucle assez vite, mais la plupart des gens mettent entre 2h30 et 4h, tout simplement parce qu’on s’arrête (photos, plages, cafés, pauses enfants…).
Bonne nouvelle : c’est accessible à beaucoup de niveaux, surtout si tu choisis bien ton moment et ton vélo. La partie la plus facile est la voie verte de la rive ouest, un long ruban en site propre qui se parcourt sans difficulté notable.
Comprendre l’itinéraire : voie verte vs tour complet
Avant de partir, il faut clarifier un point : la voie verte et le tour du lac ne sont pas exactement la même chose.
La voie verte correspond au grand axe très roulant côté ouest : entre Annecy et Val de Chaise (Marlens), on parle d’un itinéraire en site propre d’environ 33 km.
Le SILA indique aussi qu’il gère et entretient 30 km de cette voie verte entre Sévrier (Beaurivage) et Val de Chaise, la liaison jusqu’à Annecy se faisant via une piste bidirectionnelle connectée au réseau urbain.
Le tour complet, lui, “boucle” le lac grâce à la véloroute de la rive est. C’est désormais un itinéraire cyclable continu, mais avec un point à garder en tête : dans certains villages, il reste des portions partagées avec les véhicules, donc la vigilance remonte d’un cran.
Dans quel sens faire le tour ?
Pour une sortie loisir (et encore plus en famille), beaucoup de gens préfèrent le sens des aiguilles d’une montre. L’office de tourisme “Sources du lac” le recommande notamment pour rouler “côté eau” après Talloires, et parce que l’enchaînement est souvent perçu comme plus confortable.
Cela dit, il n’y a pas une vérité absolue. Le bon sens, c’est surtout celui qui te met à l’aise avec la seule vraie “difficulté” du tour : le relief du secteur Talloires, et la cohabitation sur les passages partagés. L’important, c’est de savoir où ça se complique… et d’y arriver avec un peu de marge.
Le parcours, étape par étape
Annecy → sortie de ville : mise en jambes
Le départ le plus simple, c’est depuis le centre (Pâquier / bord du lac), parce que tu te retrouves très vite sur les aménagements cyclables et tu as tout à portée : boulangerie, eau, location, réglages de dernière minute. L’idée est d’arriver “tranquille” sur le ruban cyclable sans te cramer dans le trafic urbain.
La rive ouest : la portion la plus fluide (et la plus fréquentée)
Une fois lancé, tu bascules sur la rive ouest, là où la sortie prend tout son sens : piste large, panorama quasi permanent, villages et plages qui s’enchaînent. C’est aussi la zone où l’on croise le plus de monde, parce que la voie verte est partagée et très utilisée. Le SILA parle de jusqu’à 10 000 passages par jour sur la voie verte en période de forte fréquentation.
Dans ce secteur, la règle d’or, c’est de rouler “lac” plutôt que “chrono” : on adapte sa vitesse, on anticipe les dépassements, on garde de la marge avec les enfants, les piétons, les rollers.
Le bout du lac (Doussard) : la grande pause naturelle
Arrivé au sud, tu ressens souvent un changement d’ambiance : ça s’ouvre, c’est plus “nature”, et beaucoup de cyclistes choisissent ce moment pour une vraie pause.
Le spot le plus pratique côté services, c’est l’aire de repos de l’ancienne gare de Bredannaz (Doussard) : toilettes, fontaine à eau, tables de pique-nique. C’est le genre d’endroit qui sauve une sortie quand on a sous-estimé la chaleur ou le besoin de souffler.
Si tu as encore de l’énergie (ou si tu veux rallonger), la voie verte continue ensuite vers Val de Chaise, et même au-delà vers Albertville via la véloroute.
La rive est : plus spectaculaire, un peu plus exigeante
La rive est, c’est souvent “la carte postale” : vues splendides, falaises et reliefs plus proches, sensation d’être au pied des montagnes. C’est aussi là que tu rencontres le plus souvent des portions moins “cocoon” : davantage de relief, et quelques passages où la cohabitation avec les voitures demande de l’attention.
Le relief le plus notable se situe autour de Talloires-Montmin. L’office de tourisme du lac parle d’environ 100 m de dénivelé sur cette commune : ce n’est pas une ascension alpine, mais ça peut faire poser le pied à terre si on n’a pas l’habitude.
À noter aussi : “Sources du lac” signale qu’en attendant les grands travaux d’amélioration annoncés, il existe un tronçon d’environ 3 km sur route principale entre Menthon-Saint-Bernard et Talloires où la vigilance est indispensable, notamment dans la descente étroite et sinueuse.
Retour vers Annecy : terminer proprement
La fin de boucle se fait en général sans surprise : on retrouve progressivement un environnement plus urbain, puis le retour vers le Pâquier. Le bon réflexe ici, c’est de garder un peu de jus : on a tendance à accélérer parce qu’on “voit l’arrivée”, mais c’est aussi là qu’on croise le plus de monde (promeneurs, intersections, sorties de parking).
Difficultés : où ça se complique (et comment l’anticiper)
La “bosse” de Talloires : le passage qui surprend
Elle n’est pas longue, mais elle peut être raide selon le sens et l’endroit exact où tu la prends. Si tu es en VTC ou en vélo de ville, le secret est simple : petit braquet, cadence, et tu acceptes de monter plus lentement. En vélo électrique, elle devient souvent un non-sujet (à condition d’avoir un VAE correctement réglé).
Les passages partagés : une question d’attention, pas de niveau
Sur la rive est, certaines traversées restent partagées avec les véhicules. L’office du lac le rappelle clairement, et “Sources du lac” insiste sur la vigilance dans le secteur Menthon → Talloires.
Ici, on roule “propre” : on se rend visible, on anticipe, et on ne se met pas en mode course.
L’affluence : la vraie difficulté de l’été
La voie verte est victime de son succès. Le SILA explique que la fréquentation a fortement augmenté, avec plus de 1 500 000 passages par an sur les sections les plus utilisées, et des travaux d’élargissement sont engagés pour améliorer la cohabitation et la sécurité.
Concrètement, si tu veux une sortie fluide : pars tôt, ou vise une fin d’après-midi. Et si tu roules avec des enfants, garde l’idée que la voie verte n’est pas une piste “privée” pour vélos : c’est un espace partagé.
Quel vélo choisir ?
Un VTC, un gravel, un vélo de route… tout passe. Le choix se fait surtout sur le confort et ton objectif (balade ou performance). Pour une sortie détendue, le VAE est souvent la meilleure option “zéro prise de tête”, surtout si tu veux profiter des pauses sans te demander si la bosse de Talloires va te plomber.
Si tu viens avec une remorque ou un vélo cargo, pense aux règles locales : sur la voie verte, le SILA rappelle notamment une contrainte de largeur pour les véhicules non motorisés (inférieure à 0,80 m).
Les meilleures pauses (baignade, photo, pique-nique, services)
Pause baignade : le luxe de ce tour
Le grand plaisir du tour du lac, c’est de pouvoir transformer la sortie vélo en journée “lac”. La rive ouest s’y prête très bien : tu passes régulièrement à proximité de plages et de coins où te poser. Le bon timing, c’est avant la mi-journée (ou en fin d’après-midi), surtout en été.
Pause panorama : quand ça vaut vraiment la photo
Le secteur Duingt est souvent l’un des plus photogéniques : tu as la sensation de “couloir” du lac, les reliefs en fond, et une lumière superbe en fin de journée. Sur la rive est, tu as aussi des moments “waouh” où le lac s’ouvre d’un coup entre deux courbes : l’idéal est de t’autoriser des arrêts courts, plutôt que de chercher “le spot parfait” au centimètre.
Pause pique-nique et eau : les points qui sauvent la sortie
Si tu veux un stop simple, efficace, avec des services, garde en tête Bredannaz (toilettes + fontaine).
“Sources du lac” mentionne aussi des points d’eau utiles sur le parcours : une fontaine après le tunnel de Duingt, et une autre à Saint-Jorioz.
Pause “technique” : prévoir le minimum
Ça arrive toujours au mauvais moment : une crevaison, une selle qui se desserre, une chaîne qui saute. Le SILA recommande clairement d’emporter un minimum de matériel (pompe, rustines, démonte-pneus).
Même si tu loues un vélo, demande un petit kit et vérifie où se trouve la chambre à air de secours.
Variantes selon ton temps et ton niveau
Version facile (1h–2h de vélo effectif)
Si tu veux juste goûter à l’expérience sans faire le grand tour, fais une portion de la voie verte en aller-retour. Tu peux partir d’Annecy ou te décaler vers Sévrier pour être plus vite sur la partie la plus agréable. C’est la formule la plus simple avec enfants.
“Demi-tour malin” : rive ouest only
Une autre option très populaire : tu roules sur la voie verte jusqu’au bout du lac (Doussard / Bredannaz), tu fais une vraie pause, puis tu reviens par le même chemin. C’est plat, lisible, et tu évites les passages partagés de la rive est. La voie verte est présentée comme un tracé sans difficulté.
Version sportive : rajouter une montée “signature”
Si tu veux transformer la boucle en sortie sport, l’itinéraire officiel indique des connexions vers des belvédères et des cols (par exemple côté Talloires).
L’idée : tu fais le tour du lac comme base, puis tu ajoutes une montée en bonus… et tu gardes la baignade comme récompense.
Conseils pratiques (ceux qui évitent les mauvaises surprises)
Le meilleur moment, c’est souvent tôt le matin, surtout en été. Tu évites la chaleur, tu évites le gros de la foule, et tu profites d’une lumière plus douce. Le printemps et l’automne sont incroyables : moins de monde, même beauté.
Côté logistique, pense que la voie verte est en cours d’amélioration : le SILA mène des travaux d’élargissement sur plusieurs tronçons, avec un objectif de piste enrobée plus large et une bande piétonne stabilisée côté lac.
En pratique, cela peut vouloir dire des déviations ponctuelles ou des zones plus étroites : un argument de plus pour partir tôt.
Enfin, sur les règles de cohabitation, le bon sens suffit… mais il faut le pratiquer. Sur la voie verte, on reste à droite, on dépasse proprement, on utilise la sonnette avant de doubler, et on adapte sa vitesse à la fréquentation. Le SILA insiste aussi sur la prudence aux intersections et l’encadrement des enfants (un adulte devant et un derrière).
FAQ
Quelle est la distance du tour du lac d’Annecy à vélo ?
Comptez environ 40 km pour la boucle classique.
Le tour du lac est-il difficile ?
Globalement non, mais il y a un peu de relief sur la rive est, notamment vers Talloires, et quelques passages partagés où il faut être attentif.
La voie verte fait-elle tout le tour du lac ?
Non. La voie verte couvre surtout la rive ouest ; le tour complet s’appuie aussi sur la véloroute de la rive est.
Quel sens choisir ?
Pour une sortie loisir, le sens horaire est souvent recommandé, notamment par l’office “Sources du lac”.
Peut-on le faire avec des enfants ?
Oui, mais privilégie les horaires calmes, la voie verte (aller-retour), et une vitesse adaptée à un espace très partagé. Le SILA rappelle que c’est un équipement de mobilité douce et de loisirs, pas une piste de performance.
Conclusion
Le tour du lac d’Annecy à vélo est une sortie simple… à condition de la faire intelligemment. Les chiffres sont rassurants (40 km, dénivelé raisonnable), l’itinéraire est superbe, et les pauses sont faciles à caser. La vraie réussite se joue sur trois détails : partir au bon moment, anticiper le secteur Talloires / passages partagés, et accepter de rouler “au rythme du lac” plutôt qu’au rythme du compteur.




