Estimer un loyer à Aix-les-Bains : méthode + fourchettes 2026
Fixer “le bon loyer” à Aix-les-Bains, c’est toujours le même équilibre : assez haut pour valoriser votre bien, assez cohérent pour éviter les visites inutiles… et assez solide pour être défendable si on vous challenge (locataire, agence, assurance GLI, etc.). L’objectif ici : vous donner une méthode rapide, puis des fourchettes réalistes par type de logement, avec les repères chiffrés disponibles.
1) Les bons repères à connaître avant de sortir la calculette
À Aix-les-Bains, il y a souvent un écart entre les loyers réellement pratiqués (baux signés, parc privé) et les loyers affichés (annonces). Ce décalage est normal : les annonces intègrent parfois du meublé, des biens très “premium”, ou simplement une marge de négociation.
Repère “loyers constatés” (parc privé, hors charges).
Le réseau des Observatoires des loyers indique, pour Aix-les-Bains, un loyer médian de 12,3 €/m²/mois hors charges, avec un premier quartile à 10,7 €/m² et un troisième quartile à 14,3 €/m².
Repère “loyers d’annonces” (mise sur le marché).
SeLoger affiche (données décembre 2025) un prix moyen de location à 16 €/m², avec une variation 11 à 27 €/m² selon l’emplacement et le bien ; pour les appartements, la moyenne affichée est 15,8 €/m² (10,8 à 26,6) ; pour les maisons, 18,9 €/m² (12,7 à 27,8).
À retenir : si vous estimez un loyer “pour publier une annonce”, le repère annonces est souvent le plus utile. Si vous cherchez un loyer “cohérent avec le parc existant” (ou pour comprendre le marché en profondeur), le repère observatoire est précieux.
2) Méthode simple en 5 minutes (celle qui marche vraiment)
Étape 1 — Prenez un €/m² de départ (et choisissez votre scénario)
Vous partez soit :
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d’un €/m² d’annonces (utile pour une mise en location maintenant),
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soit d’un €/m² “constaté” (utile pour un niveau “marché installé”).
En pratique, beaucoup de propriétaires font simple : base annonces, puis vérification avec 3 à 6 biens comparables.
Étape 2 — Multipliez par la surface… mais la bonne surface
Pour une location vide/meublée à usage de résidence principale, la référence attendue est la surface habitable (loi Boutin), pas la Carrez.
Formule de base :
Loyer hors charges ≈ Surface habitable × Prix au m²
Étape 3 — Corrigez avec 4 ou 5 critères qui pèsent vraiment
À Aix-les-Bains, on retrouve très souvent ces “écarts de valeur” :
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Meublé vs vide : un meublé bien équipé se place généralement au-dessus du vide (à condition d’être irréprochable).
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Stationnement : parking/garage peut changer la donne, surtout quand la demande est tendue.
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Extérieur : balcon/terrasse, même petit, se monétise (et accélère la location).
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Étage / ascenseur / luminosité : l’effet est immédiat sur la vitesse de location.
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DPE / confort thermique : au-delà du confort, il y a désormais des contraintes réglementaires.
Gardez ça en tête : mieux vaut 4 critères bien évalués qu’un modèle compliqué qui donne une fausse précision.
Étape 4 — Contrôlez avec des comparables (la “preuve par l’annonce”)
Prenez 3 à 6 annonces proches :
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même type (T2 vs T2, etc.),
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surface proche (± 10 m²),
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même secteur (centre, proche lac, alentours immédiats…),
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mêmes prestations clés (parking, extérieur, rénovation).
Si votre estimation est “hors couloir” par rapport aux comparables, c’est soit une opportunité… soit un signal que vous avez raté un point (charges, état, nuisances, DPE, standing).
Étape 5 — Décidez d’un prix cible + d’une marge de négociation
Sur un marché vivant, une petite marge est saine. L’idée n’est pas de “gonfler”, mais d’anticiper la discussion tout en restant crédible.
3) Fourchettes de loyers à Aix-les-Bains par type de bien
Les fourchettes ci-dessous sont hors charges (HC) et pensées pour une mise sur le marché “standard” (ni passoire, ni ultra-luxe), en s’appuyant sur les niveaux d’annonces observés et l’effet classique de la surface (petites surfaces plus chères au m², grandes un peu moins). Les repères de prix au m² viennent des données SeLoger.
| Type de bien | Surface repère (courante) | Fourchette €/m² “mise en location” | Fourchette loyer mensuel (HC) |
|---|---|---|---|
| Studio | 18–25 m² | ~17,4–20,5 €/m² | ≈ 313–514 € |
| T1 | 25–32 m² | ~16,6–19,0 €/m² | ≈ 415–607 € |
| T2 | 35–50 m² | ~15,0–17,4 €/m² | ≈ 525–869 € |
| T3 | 55–75 m² | ~13,4–15,8 €/m² | ≈ 739–1 185 € |
| T4+ (appartement) | 80–95 m² | ~11,9–15,0 €/m² | ≈ 948–1 426 € |
| Maison | 90–120 m² | ~16,1–19,8 €/m² | ≈ 1 446–2 381 € |
Deux précisions importantes :
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Les annonces SeLoger indiquent aussi des extrêmes : pour les appartements, on voit un bas autour de 10,8 €/m² et un haut autour de 26,6 €/m² (selon quartier, standing, meublé, vue, etc.).
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Les loyers “constatés” par l’observatoire (médiane 12,3 €/m² HC) sont un repère plus conservateur, souvent tiré vers le bas par les baux en place et/ou des biens moins premium.
4) Ajustements typiques : comment passer d’une fourchette à “votre” loyer
Plutôt que d’empiler des critères, je vous conseille de raisonner comme ça : un loyer de base, puis des bonus/malus en euros (ou en %) pour les éléments qui se voient immédiatement en visite.
Meublé : oui, mais seulement si c’est vraiment au niveau
Un meublé “minimal” ne justifie pas une hausse sensible. En revanche, un vrai meublé (literie correcte, rangements, cuisine complète, lave-linge, etc.) se loue mieux et souvent plus cher.
Parking / garage : souvent décisif
Quand deux biens se ressemblent, le stationnement fait basculer la décision. Et à l’inverse, l’absence totale de solution peut vous obliger à rester dans le bas de fourchette.
Extérieur : accélérateur de location
Balcon/terrasse/jardin privatif : c’est rarement neutre dans la perception, surtout sur des petites surfaces.
État général et “photo mentale”
Rénové proprement (sols, peinture, salle d’eau nette, cuisine fonctionnelle), c’est souvent la différence entre “je visite” et “je candidate”.
DPE : contrainte + argument
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location ; et la révision de loyer est interdite pour des logements F ou G dans plusieurs cas de figure.
Concrètement : un bon DPE aide à tenir un loyer dans le haut de fourchette, et un mauvais DPE peut vous y empêcher.
5) Exemple concret : estimer un T2 à Aix-les-Bains en quelques lignes
Imaginons un T2 de 42 m², bon état, lumineux, avec balcon, proche commodités, location vide.
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Base au m² “annonces” : vous pouvez partir autour de la moyenne appartement ~15,8 €/m² (repère SeLoger).
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Loyer de base : 42 × 15,8 ≈ 664 € HC
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Ajustements : balcon + bon état → vous pouvez viser le haut de votre couloir (par exemple +3 à +8%).
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Contrôle comparables : si les 4–5 annonces proches tournent entre 650 et 750 HC, vous avez votre zone de décision.
Résultat : un positionnement autour de 690–740 € HC peut être cohérent selon le micro-secteur et les prestations (et vous affinez avec les comparables).
6) Règles à connaître (zone tendue, hausses, encadrement)
Aix-les-Bains figure dans la liste des communes concernées par le périmètre lié aux zones dites tendues (on la retrouve dans l’annexe, agglomération de Chambéry).
Service-Public rappelle que la zone tendue a des effets concrets en bail d’habitation (préavis d’un mois pour le locataire, règles spécifiques, etc.).
Attention à ne pas confondre :
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Encadrement de l’évolution des loyers (limiter certaines hausses entre deux locations / renouvellement en zone tendue),
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Encadrement du niveau des loyers (plafonds avec loyers de référence), qui ne concerne que certains territoires (exemples cités : Paris, Bordeaux, Lille, Lyon/Villeurbanne, Montpellier, etc.).
7) Les erreurs fréquentes (et faciles à éviter)
La plus courante : comparer un loyer charges comprises avec un loyer hors charges. Avant de conclure qu’un bien est “trop cher”, vérifiez toujours la base.
Autre classique : prendre un loyer au m² “ville” et l’appliquer sans nuance à un studio ou à une grande surface. Les petites surfaces montent presque toujours plus haut au m² (et les grands logements font l’inverse).
Enfin : sous-estimer l’impact d’un détail “bloquant” (pas d’ascenseur au 4e, gros vis-à-vis, logement sombre, DPE dégradé). Ce sont souvent eux qui font perdre des semaines.
8) FAQ rapide
Est-ce que je dois raisonner au m² ou au loyer global ?
Les deux : le m² sert à cadrer, le loyer global sert à décider (et à se comparer aux annonces).
Charges comprises : je mets combien ?
Vous annoncez idéalement les deux : loyer HC + provisions sur charges. La transparence vous évite des candidats déçus.
Pourquoi mon estimation “observatoire” est plus basse que les annonces ?
Parce que l’observatoire reflète des loyers constatés (dont des baux en place), alors que les annonces reflètent la mise sur le marché, parfois plus haute.
Et si je suis très au-dessus du marché ?
Ça peut marcher si vous avez un vrai “plus” objectivable (vue, terrasse, standing, emplacement, prestations, meublé premium). Sinon, vous risquez surtout de rallonger le délai de location.
Conclusion
Pour une estimation loyer à Aix-les-Bains qui tient la route : partez d’un €/m² repère (annonces + observatoire), faites le calcul, appliquez quelques ajustements simples, puis validez avec des comparables. Vous aurez un prix à la fois réaliste et défendable, sans y passer des heures.



